— Elle était de l'autre côté d'une claire-voie en planches qui sépare à cet endroit les deux jardins.

— Excellent… dit Agricol en continuant de marteler son fer, nous pourrons facilement entrer de l'un dans l'autre jardin… peut-être sera-t-il plus facile et plus sûr de sortir par la maison des fous… Malheureusement tu ne sais pas où est la chambre de Mlle de Cardoville.

— Si… reprit la Mayeux en rassemblant ses souvenirs, elle habite un pavillon carré, et il y a au-dessus de la fenêtre où je l'ai vue pour la première fois une espèce d'auvent avancé, peint couleur de coutil bleu et blanc.

— Bon… je ne l'oublierai pas.

— Et vous ne savez pas, à peu près, où sont les chambres de mes pauvres enfants? dit Dagobert. Après un moment de réflexion, la Mayeux reprit:

— Elles sont en face du pavillon occupé par Mlle de Cardoville, car elle leur a fait depuis deux jours des signes de sa fenêtre; et je me souviens maintenant qu'elle m'a dit que les deux chambres, placées à des étages différents, se trouvaient, l'une au rez-de-chaussée, l'autre au premier.

— Et ces fenêtres sont-elles grillées? demanda le forgeron.

— Je l'ignore.

— Il n'importe, merci, ma bonne fille; avec ces indications nous pouvons marcher, dit Dagobert; pour le reste, j'ai mon plan.

— Ma petite Mayeux, de l'eau, dit Agricol, afin que je refroidisse mon fer. Puis, s'adressant à son père: