— Non, certes, il conduira M. de Blessac à Paris; qu'il attende.
Le domestique sortit et rentra aussitôt, introduisant Rodin, que M. de Blessac ne connaissait pas, sa trahison ayant été négociée par un autre intermédiaire.
— Monsieur Hardy? dit Rodin en saluant respectivement et en interrogeant tour à tour du regard les deux amis.
— C'est moi, monsieur, que voulez-vous? répondit le fabricant avec bienveillance; à l'aspect de ce vieil homme, humble et mal vêtu, il s'attendait à une demande de secours.
— Monsieur… François Hardy? répéta Rodin, comme s'il eût voulu s'assurer de l'identité du personnage.
— J'ai eu l'honneur de vous dire que c'était moi, monsieur…
— J'aurais, monsieur, une communication particulière à vous faire, dit Rodin.
— Vous pouvez parler… monsieur est mon ami, dit M. Hardy en montrant M. de Blessac.
— Mais… c'est à vous seul… que je désirerais parler, monsieur, reprit Rodin.
M. de Blessac allait se retirer, lorsque M. Hardy d'un coup d'oeil le retint et dit à Rodin avec bonté, craignant que la présence d'un tiers le blessât, s'il avait une aumône à implorer: