— Monsieur, permettez-moi de vous demander si c'est pour vous ou pour moi que vous désirez le secret de cet entretien?
— C'est pour vous… monsieur… absolument pour vous, répondit
Rodin.
— Alors, monsieur, dit M. Hardy assez étonné, vous pouvez parler… je n'ai pas de secret pour monsieur…
Après un moment de silence, Rodin reprit, en s'adressant à
M. Hardy:
— Monsieur… vous êtes digne, je le sais, du grand bien que l'on dit de vous… et comme tel… vous méritez la sympathie de tout honnête homme.
— Je le crois… monsieur…
— Or, en honnête homme, je viens vous rendre un service.
— Et ce service… monsieur?
— Je viens vous dévoiler une infâme trahison… dont vous avez été victime.
— Je crois que vous vous trompez, monsieur.