_— _Il n'y a pas ici de Dévorants, répondit Agricol: il y a des ouvriers tranquilles… retirez-vous…
— Eh bien! voici les _Loups _qui mangeront les ouvriers tranquilles.
— Les _Loups _ne mangeront personne, dit Agricol en regardant en face le carrier, qui s'approchait de lui d'un air menaçant, et les _Loups _ne feront peur qu'aux petits enfants.
— Ah!… tu crois? dit le carrier avec un ricanement féroce.
Puis, soulevant son lourd marteau de tailleur de pierres, il le mit pour ainsi dire sous le nez d'Agricol, en lui disant:
— Et ça, c'est pour rire!
— Et ça? reprit Agricol, qui, d'un mouvement rapide, heurta et repoussa vigoureusement de son marteau de forgeron le marteau du tailleur de pierres.
— Fer contre fer… marteau contre marteau, ça me va, dit le carrier.
— Il ne s'agit pas de ce qui vous va, répondit Agricol en se contenant à peine; vous avez brisé nos fenêtres, épouvanté nos femmes, et blessé… peut-être à mort… le plus vieil ouvrier de la fabrique, qui en cet instant est entre les bras de son fils, et la voix d'Agricol s'altéra malgré lui; c'est assez, je crois.
— Non! les _Loups _ont plus faim que ça, répondit le carrier il faut que vous sortiez d'ici… tas de capons… et que vous veniez là, dans la plaine, faire bataille.