— Il n'est pas de bonheur possible ici-bas, dit M. Hardy avec amertume.

Après un moment d'hésitation, Agricol reprit vivement d'une voix très altérée:

— Monsieur… on vous trompe, on vous abuse d'une manière infâme.

— Que voulez-vous dire, mon ami!

— Je vous dis, monsieur Hardy, que ces prêtres qui vous entourent ont de sinistres desseins… Mais, mon Dieu! monsieur, vous ne savez donc pas où vous êtes, ici!

— Chez de bons religieux de la compagnie de Jésus.

— Oui, vos plus mortels ennemis.

— Des ennemis!… Et M. Hardy sourit avec une douloureuse indifférence. Je n'ai pas à craindre d'ennemis… où pourraient-ils me frapper, mon Dieu! il n'y a plus de place…

— Ils veulent vous déposséder de votre part à un immense héritage, monsieur, s'écria le forgeron; c'est un plan conçu avec une infernale habileté; les filles du maréchal Simon, Mlle de Cardoville, vous, Gabriel, mon frère adoptif… tout ce qui appartient à votre famille enfin a déjà failli être victime de leurs machinations: je vous dis que ces prêtres n'ont pas d'autre but que d'abuser de votre confiance… C'est pour cela que après l'incendie de la fabrique, ils sont parvenus à vous faire transporter blessé, presque mourant, dans cette maison, et à vous soustraire à tous les yeux… C'est pour cela que…

M. Hardy interrompit Agricol.