—C'est un grand malheur... mais j'avais si peur du notaire!

—Le notaire!... Oh! je te crois... il est si méchant, si méchant!...

—Vous me pardonnez maintenant?

—Oui...

—Bien vrai?

—Oui... bien vrai... Oh! je t'aime toujours... va... quoique... je ne puisse... pas dire... vois-tu... parce que... Oh! ma tête... ma tête...

Louise regarda Rodolphe avec frayeur.

—Il souffre, laissez-le un peu se calmer. Continuez.

Louise reprit, après avoir deux ou trois fois regardé Morel avec inquiétude:

—Je serrais mon enfant contre moi... j'étais étonnée de ne pas l'entendre respirer; mais je me disais: «La respiration d'un si petit enfant... ça s'entend à peine...» et puis aussi il me semblait bien froid... Je ne pouvais me procurer de lumière, on ne m'en laissait jamais... J'attendis qu'il fît clair, tâchant de le réchauffer comme je le pouvais; mais il me semblait de plus en plus glacé. Je me disais encore: «Il gèle si fort, que c'est le froid qui l'engourdit ainsi.»