—Quelque folie, sans doute?... Soyez inexorable, mon cher puritain, s'écria Mme d'Orbigny en riant.
—Vous entendez, monsieur, je ne puis contrarier une aussi belle dame...
—Mon cher monsieur Ferrand, parlons sérieusement... des choses sérieuses... et vous savez que celle-là... l'est beaucoup... Décidément vous me refusez? demanda le vicomte avec une angoisse à peine dissimulée.
Le notaire fut assez cruel pour paraître hésiter, M. de Saint-Remy eut un moment d'espoir.
—Comment, homme de fer, vous cédez? dit en riant la belle-mère de Mme d'Harville, vous subissez aussi le charme de l'irrésistible?...
—Ma foi, madame, j'étais sur le point de céder, comme vous dites; mais vous me faites rougir de ma faiblesse, reprit M. Ferrand. Puis, s'adressant au vicomte, il lui dit, avec une expression dont celui-ci comprit toute la signification: Là, sérieusement (et il appuya sur ce mot), c'est impossible... Je ne souffrirai pas que, par caprice, vous fassiez une étourderie pareille... Monsieur le vicomte, je me regarde comme le tuteur de mes clients; je n'ai pas d'autre famille, et je me regarderais comme complice des folies que je le leur laisserais faire.
—Oh! le puritain! Voyez-vous le puritain! dit Mme d'Orbigny.
—Du reste, voyez M. Petit-Jean; il pensera, j'en suis sûr, absolument comme moi; et, comme moi, il vous dira... non!
M. de Saint-Remy sortit désespéré.
Après un moment de réflexion, il dit:—Il le faut. Puis, à son chasseur, qui tenait ouverte la portière de sa voiture: