—Et l'admiration des gens de bien!

—Dieu merci! je place ailleurs qu'ici-bas la récompense que j'ambitionne! dit M. Ferrand d'un ton béat.

À Mme d'Orbigny succéda Sarah Mac-Gregor.


[XVII]

[La comtesse Mac-Gregor]

Sarah entra dans le cabinet du notaire avec son sang-froid et son assurance habituels. Jacques Ferrand ne la connaissait pas, il ignorait le but de sa visite; il s'observa plus encore que de coutume, dans l'espoir de faire une nouvelle dupe... Il regarda très-attentivement la comtesse et, malgré l'impassibilité de cette femme au front de marbre, il remarqua un léger tressaillement des sourcils, qui lui parut trahir un embarras contraint.

Le notaire se leva de son fauteuil, avança une chaise, la montra du geste à Sarah et lui dit:

—Vous m'avez demandé, madame, un rendez-vous pour aujourd'hui; j'ai été très-occupé hier, je n'ai pu vous répondre que ce matin; je vous en fais mille excuses.

—Je désirais vous voir, monsieur... pour une affaire de la plus haute importance... Votre réputation de probité, de bonté, d'obligeance, m'a fait espérer le succès de la démarche que je tente auprès de vous...