Et il se voit, lui et la Chouette, se sauver précipitamment des bords du canal Saint-Martin, en emportant une caisse enveloppée de toile noire.
Néanmoins, il assiste à toutes les phases de l'agonie de la victime que lui et la Chouette viennent de jeter dans le canal.
Après cette première immersion, il voit la femme remonter à fleur d'eau et agiter précipitamment ses bras comme quelqu'un qui, ne sachant pas nager, essaye en vain de se sauver.
Puis il entend un grand cri.
Ce cri extrême, désespéré, se termine par le bruit sourd, saccadé d'une ingurgitation involontaire... et la femme redescend une seconde fois au-dessous de l'eau.
La chouette, qui plane toujours immobile, parodie le râle convulsif de la noyée, comme elle a parodié les gémissements du marchand de bestiaux.
Au milieu d'éclats de rire funèbres, la chouette répète:
—Glou... glou... glou...
Les échos souterrains redisent ces cris.
Submergée une seconde fois, la femme suffoque et fait, malgré elle, un violent mouvement d'aspiration; mais, au lieu d'air, c'est encore de l'eau qu'elle aspire...