«Ma chère madame Georges, vous me rendriez bien service, et vous pourriez me tirer d'un grand embarras, en venant tout de suite à la ferme: Pierre vous emmènerait et vous reconduirait cette après-dînée. Je ne sais vraiment où donner de la tête. M. Dubreuil est à Pontoise pour la vente de ses laines; j'ai donc recours à vous et à Marie. Clara embrasse sa bonne petite sœur et l'attend avec impatience. Tâchez de venir à onze heures pour déjeuner.
Votre bien sincère amie.
| Femme DUBREUIL.» |
—De quoi peut-il être question? dit Mme Georges à Fleur-de-Marie. Heureusement le ton de la lettre de Mme Dubreuil prouve qu'il ne s'agit pas de quelque chose de grave...
—Vous accompagnerai-je, madame? demanda la Goualeuse.
—Cela n'est peut-être pas prudent, car il fait très-froid. Mais, après tout, reprit Mme Georges, cela vous distraira; en vous enveloppant bien, cette petite course ne vous sera que favorable...
—Mais, madame, dit la Goualeuse en réfléchissant, M. le curé m'attend ce soir, à cinq heures, au presbytère.
—Vous avez raison; nous serons de retour avant cinq heures, je vous le promets.
—Oh! merci, madame; je serai si contente de revoir Mlle Clara...
—Encore! dit Mme Georges d'un ton de doux reproche, Mlle Clara!... Est-ce qu'elle dit Mlle Marie en parlant de vous?