—D'enterré là..., murmura François en frissonnant.

La veuve du supplicié, malgré son impassibilité, ne put réprimer un brusque tressaillement; sa fille l'imita; on eût dit ces deux femmes frappées d'une même secousse électrique.

—Il y a quelqu'un d'enterré dans le bûcher? reprit Calebasse en haussant les épaules.

—Oui, dit François d'une voix si basse qu'on l'entendit à peine.

—Menteur!... s'écria Calebasse.

—Je te dis, moi, que tantôt, en rangeant du bois, j'ai vu dans le coin noir du bûcher un os de mort... il sortait un peu de la terre qui était humide à l'entour..., répliqua François.

—L'entends-tu, ma mère? Est-il bête! dit Calebasse en faisant un signe d'intelligence à la veuve, ce sont des os de mouton que je mets là pour la lessive.

—Ce n'était pas un os de mouton, reprit l'enfant avec épouvante, c'étaient des os enterrés... des os de mort... un pied qui sortait de terre... je l'ai bien vu.

—Et tu as tout de suite raconté cette belle trouvaille-là... à ton frère... à ton bon ami Martial, n'est-ce pas? dit Calebasse avec une ironie sauvage.

François ne répondit pas.