C'était Nicolas, le fils de la veuve du supplicié.

Il était très-pâle; sa figure semblait encore plus sinistre que la veille, et pourtant on le verra feindre une sorte de gaieté bruyante pendant l'entretien suivant. (Cette scène se passait le lendemain de la querelle de ce bandit avec son frère Martial.)

—Ah! te voilà, bon sujet! lui dit cordialement le logeur.

—Oui, père Micou; je viens faire affaire avec vous.

—Ferme donc la porte, alors... ferme donc la porte...

—C'est que mon chien et ma petite charrette sont là... avec la chose.

—Qu'est-ce que c'est que tu m'apportes? du gras-double[10]?

—Non, père Micou.

—C'est pas du ravage[11]; t'es trop feignant maintenant; tu ne travailles plus... c'est peut-être du dur[12]?

—Non, père Micou; c'est du rouget[13]... quatre saumons... Il doit y en avoir au moins cent cinquante livres; mon chien en a tout son tirage.