La compagnie à laquelle appartiendrait l'officier public serait responsable des sommes qu'il aurait volées en sa qualité de mandataire forcé et salarié.
Voici, du reste, un rapprochement qui servira de corollaire à cette digression... Après les faits que nous allons citer, tout commentaire devient inutile.
Seulement, on se demande si l'on vit dans une société civilisée ou dans un monde barbare.
On lit dans le Bulletin des tribunaux du 17 février 1843, à propos d'un appel interjeté par un huissier condamné pour abus de confiance:
«La cour, adoptant les motifs des premiers juges;
«Et attendu que les écrits produits pour la première fois devant la cour, par le prévenu, sont impuissants pour détruire et même pour affaiblir les faits qui ont été constatés devant les premiers juges;
«Attendu qu'il est prouvé que le prévenu, en sa qualité d'huissier, comme mandataire forcé et salarié, a reçu des sommes d'argent pour trois de ses clients; que, lorsque les demandes de la part de ceux-ci lui ont été adressées pour les obtenir, il a répondu à tous par des subterfuges et des mensonges;
«Qu'enfin il a détourné et dissipé des sommes d'argent au préjudice de ses trois clients; qu'il a abusé de leur confiance, et qu'il a commis le délit prévu et puni par les art. 408 et 406 du Code pénal, etc., etc.;
«Confirme la condamnation à deux mois de prison et vingt-cinq francs d'amende.»
Quelques lignes plus bas, dans le même journal, on lisait le même jour: