Assis devant sa porte, le père Férot, vieillard à cheveux blancs, raccommodait ses filets. Du plus loin qu'elle l'aperçut, la Louve s'écria:

—Votre bateau... père Férot... vite... vite!...

—Ah! c'est vous, mademoiselle; bien le bonjour... Il y a longtemps qu'on ne vous a vue par ici.

—Oui, mais votre bateau... vite... et à l'île!...

—Ah bien! c'est comme un sort, ma brave fille, impossible pour aujourd'hui.

—Comment?

—Mon garçon a pris mon bachot pour s'en aller à Saint-Ouen avec les autres jouter à la rame... Il ne reste pas un bateau sur toute la rive d'ici jusqu'à la gare...

—Mordieu! s'écria la Louve en frappant du pied et en serrant les poings, c'est fait pour moi!

—Vrai! foi de père Férot... je suis bien fâché de ne pas pouvoir vous conduire à l'île... car sans doute qu'il est encore plus mal...

—Plus mal! Qui? Martial? s'écria la Louve en saisissant le père Férot au collet, mon homme est malade?