Une rixe s'engage entre deux hommes; l'un reçoit un coup dangereux, dont il meurt.

Je lis dans le journal qui rend compte des assises[38]:

«...On introduit la veuve de la victime, jeune femme de vingt-cinq ans, vêtue en grand deuil, et d'une pâleur mortelle.

«Demande.—Avant de s'aliter, votre mari n'était-il pas venu au parquet de M. le procureur du roi pour porter plainte et pour déclarer qu'il se portait partie civile?

«Réponse.—Oui, monsieur le président; il voulait s'assurer, pour éviter d'aller à l'hospice, qu'il serait en état de payer son médecin en demandant des dommages et intérêts, car il ne doutait pas qu'il allait faire une maladie (en suite du coup qu'il avait reçu); mais, comme on lui demanda de DÉPOSER D'ABORD UNE SOMME QUE NOUS N'AVIONS PAS, NOUS AUTRES PAUVRES GENS, IL FALLUT RENONCER AU BÉNÉFICE DE LA LOI; et je vous le dis, messieurs, quelque temps après mon mari mourut à l'hôpital.

«La pauvre veuve se met à pleurer.

«M. LE PRÉSIDENT, avec bonté.—Venez, madame, venez vous asseoir au pied de la cour, à côté de votre avocat...»

Je le répète, ceci s'est passé hier...

J'avais dit, dans le même chapitre des Mystères de Paris, qu'au moins l'exécution capitale était infligée GRATIS...

On m'écrit à ce sujet: