—Georges,—dit la jeune fille d'une voix faible et d'un air égaré,—Georges, vous ne savez pas...
Et elle tâcha de rire.
Ce rire dans l'agonie était navrant.
—Pauvre enfant! revenez à vous,—dit madame Lebrenn.
—Je m'appelle Pradeline,—répondit la malheureuse créature en délire.—Oui... parce que je chante toujours.
—L'infortunée!—dit M. Lebrenn,—elle délire!
—Georges...—reprit-elle dans un complet égarement,—écoutez mes chansons...
Et d'une voix expirante elle improvisa sur son air favori:
Je sens déjà la mort...
Allons... si c'est mon sort...
Ah! c'est pourtant bientôt.
Que de... mourir...
Elle n'acheva pas; ses bras se raidirent, sa tête se pencha sur son épaule.