Le lieutenant général Piré.»
Était-ce à des pillards, à des cannibales que croyaient s'adresser le président de l'Assemblée Nationale et le général Cavaignac dans ces proclamations?
23 juin 1848.
«Ouvriers,
»On vous trompe, on vous égare. Regardez quels sont les fauteurs de l'émeute:
»Hier, ils prenaient le drapeau des prétendants, aujourd'hui ils exploitent la question des ateliers nationaux: ils dénaturent les actes et la pensée de l'Assemblée Nationale... Le pain est suffisant pour tous, il est assuré pour tous; la Constitution garantira à jamais l'existence à tous; déposez donc vos armes, etc., etc.
»Sénard, président de l'Assemblée Nationale.»
25 juin 1848.
«... On vous dit que de cruelles vengeances vous attendent: ce sont vos ennemis, les nôtres, qui parlent ainsi. On vous a dit que vous serez sacrifiés de sang-froid! Venez à nous, venez comme des frères repentants et soumis à la loi, et les bras de la République sont prêts à vous recevoir.
Sénard, Cavaignac.»
Enfin, nous citons, sans commentaire, ce passage du journal l'Atelier: