[60] «Les bijoux d'Autun étaient fort bien travaillés et enrichis de coraux, dont il existait plusieurs bancs aux îles d'Hyères,» dit Posidonius, liv. VI.
«Il y avait en Gaule, outre les mines d'or, d'argent, de fer, d'étain et de cuivre, des mines de grenat, nommées escabourcles, et les moindres escabourcles gauloises se vendaient 40 pièces d'or du temps d'Alexandre le Grand.» (Théophraste, Traité des Pierreries, p. 393.)
Voir pour les costumes gaulois, Hist. du Costume en France, par Quicherat.
Autour de Mamm' Margarid se jouaient les enfants de son fils Guilhern et de plusieurs de ses parents, tandis que les jeunes mères s'occupaient des préparatifs du repas du soir.
—Margarid,—dit Joel à sa femme,—je t'amène un hôte.
—Qu'il soit le bien venu,—répondit la femme tout en filant sa quenouille.—Les dieux nous envoient un hôte, notre foyer est le sien. La veille du jour de la naissance de ma fille nous aura été favorable.
—Que vos enfants, s'ils voyagent, soient accueillis comme je le suis par vous,—dit l'étranger avec respect.
—Et tu ne sais pas quel hôte les dieux nous envoient, Margarid?—reprit Joel.—Un hôte tel qu'on le demanderait au bon Ogmi pour les longues soirées d'automne et d'hiver, un hôte qui a vu dans ses voyages tant de choses curieuses, surprenantes! que nous n'aurions pas de trop de cent soirées pour écouter ses merveilleux récits.
À peine Joel eut-il prononcé ces paroles, que tous, depuis Mamm' Margarid et les jeunes mères, jusqu'aux jeunes filles et aux petits enfants, tous regardèrent l'étranger avec une curieuse avidité, dans l'attente des merveilleux récits qu'il devait faire.
—Allons-nous bientôt souper, Margarid?—dit Joel.—Notre hôte a peut-être aussi faim que moi? et j'ai grand faim.