[54] Ure ou taureau sauvage, animal fort, grand et très-méchant. «Les Gaulois le chassaient souvent, la jeunesse surtout; on faisait border d'argent les cornes des ures tués à la chasse pour orner la table dans les festins d'apparat.» (César, Comm. liv. VI.)
[55] Épieu gaulois.
[56] Couteau de jet.
À droite de la porte d'entrée, il y avait une sorte d'autel, composé d'une pierre de granit gris, surmonté et ombragé par de grands rameaux de chêne fraîchement coupés. Sur la pierre était posé un petit bassin de cuivre, où trempaient sept branches de gui[57], et sur la muraille on lisait cette inscription:
L'ABONDANCE ET LE CIEL SONT POUR LE JUSTE QUI EST PUR.
CELUI-LÀ EST PUR ET SAINT QUI FAIT DES ŒUVRES CÉLESTES ET PURES[58].
[57] Voir à l'article Druidisme (Encyclopédie nouvelle) la manière de préparer le gui de chêne, plante symbolique de la religion druidique.
[58] Une des sentences druidiques les plus répandues dans la Gaule.
Lorsque Joel entra dans la maison, il s'approcha du bassin de cuivre où trempaient les sept branches de gui, et sur chacune il posa ses lèvres avec respect. Son hôte l'imita, et tous deux s'avancèrent vers le foyer.
Là se tenait, filant sa quenouille, Mamm' Margarid[59], femme de Joel. Elle était de très-grande taille et portait une courte tunique de laine brune, sans manches, par-dessus sa longue robe de couleur grise à manches étroites; tunique et robe attachées autour de sa ceinture par le cordon de son tablier. Une coiffe blanche, coupée carrément, laissait voir ses cheveux gris séparés sur son front. Elle portait, ainsi que plusieurs femmes de ses parentes, un collier de corail, des bracelets travaillés à jour, enrichis de grenat, et autres bijoux d'or et d'argent fabriqués à Autun[60].
[59] Mamm' Margarid, pour:—mère Marguerite,—terme de respectueuse déférence.