—Est toute simple, n'est-ce pas? Soit. Vos travaux dans ma boutique ont duré trois mois... Très-satisfait de nos relations, je vous ai dit, et cela de tout cœur: Monsieur Georges, nous sommes voisins... venez donc me voir, soit le dimanche, soit d'autres jours, après votre travail... vous me ferez plaisir... bien plaisir...
—En effet, monsieur, vous m'avez dit cela.
—Et cependant, monsieur Georges, vous n'avez jamais remis les pieds chez moi.
—Je vous en prie, monsieur, n'attribuez ma réserve ni à l'ingratitude ni à l'oubli.
—À quoi l'attribuer alors?
—Monsieur...
—Tenez, monsieur Georges, soyez franc... vous aimez ma fille...
Le jeune homme tressaillit, pâlit, rougit tour à tour, et après une hésitation de quelques instants, il répondit à M. Lebrenn d'une voix émue:
—C'est vrai, monsieur... j'aime mademoiselle votre fille.
—De sorte que, vos travaux achevés, vous n'êtes pas revenu chez nous de peur de vous laisser entraîner davantage à votre amour?