—Oui, monsieur...

—De cet amour vous n'avez jamais parlé à ma fille?

—Jamais, monsieur...

—Je le savais. Mais pourquoi avoir manqué de confiance envers moi, monsieur Georges?

—Monsieur,—répondit le jeune homme avec embarras,—je... n'ai... pas osé...

—Pourquoi? parce que je suis ce qu'on appelle un bourgeois?... un homme riche comparativement à vous, qui vivez au jour le jour de votre travail?

—Oui, monsieur...

Après un moment de silence, le marchand reprit:

—Permettez-moi, monsieur Georges, de vous adresser une question; vous y répondrez si vous le jugez convenable.

—Je vous écoute, monsieur.