—Monsieur Georges, j'ai une foi aveugle dans votre parole, je vous l'ai prouvé; jurez-moi que vous n'appartenez à aucune société secrète, je vous crois, et vous devenez mon gendre... ou plutôt mon fils,—ajouta M. Lebrenn en tendant la main à Georges;—car depuis que je vous ai connu... apprécié... j'ai toujours éprouvé pour vous, je vous le répète, autant d'intérêt que de sympathie...

Les louanges du marchand, sa cordialité, rendaient encore plus douloureux le coup dont les espérances de Georges venaient d'être frappées. Lui, si courageux, si énergique, il se sentit faiblir, cacha sa figure dans ses mains, et ne put retenir ses larmes.

M. Lebrenn l'observait avec commisération; il lui dit d'une voix émue:

—J'attends votre serment, monsieur Georges.

Le jeune homme détourna la tête pour essuyer ses pleurs, se leva et dit au marchand:

—Je ne puis, monsieur, faire le serment que vous me demandez.

—Ainsi... votre mariage avec ma fille...

—Je dois y renoncer, monsieur,—répondit Georges d'une voix étouffée.

—Ainsi donc... monsieur Georges,—reprit le marchand,—vous en convenez? vous appartenez à une société secrète?

Le silence du jeune homme fut sa seule réponse.