—Et madame Lebrenn?

—Chère et digne femme! elle me rappelle ma mère par la douceur.

—Et mademoiselle?

—Oh! pour celle-là, Jeanike, on peut dire d'elle ce que dit la chanson des Pauvres[3]:

[3] Sounn ann dud Laour (le chant des pauvres), Chants populaires de la Bretagne, par Villemerqué.

Votre maîtresse est belle et pleine de bonté.
Et comme elle est jolie elle est aimable aussi.
Et c'est par là qu'elle est venue à bout de gagner tous les cœurs.

—Ah! Gildas, que j'aime à entendre ces chants du pays! Celui-là semble être fait pour mademoiselle Velléda, et je...

—Tenez, Jeanike, dit le garçon de magasin en interrompant sa compagne, vous me demandez pourquoi je m'étonne..... est-ce un nom chrétien que celui de mademoiselle, dites? Velléda! Qu'est-ce que ça signifie?

—Que voulez-vous? c'est une idée de monsieur et de madame.

—Et leur fils, qui est retourné hier à son école de commerce?