—La fleur des pois des marchands de toile.

—Monsieur... monsieur... vous me confusionnez; je ne mérite point...

—Vous ne méritez pas! Allons donc, cher monsieur Lebrenn, vous méritez beaucoup, au contraire...

—Je ne saurais, monsieur, disputer ceci avec vous. Pour quelle époque vous faudra-t-il cette fourniture?—demanda le marchand en se levant.—Si c'est un travail d'urgence, la façon sera un peu plus chère.

—Faites-moi donc d'abord le plaisir de vous rasseoir, mon brave! et ne partez pas ainsi comme un trait... Qui vous dit que je n'aie pas d'autres commandes à vous faire?

—Monsieur, pour vous obéir je siérai donc... Et pour quelle époque vous faudra-t-il cette fourniture?

—Pour la fin du mois de mars.

—Alors, monsieur, les quatre cent cinquante chemises de très-bonne qualité coûteront sept francs pièce.

—Eh bien! d'honneur, c'est très-bon marché, cher monsieur Lebrenn... Voilà, je l'espère, un compliment que les acheteurs ne font pas souvent, hein?

—Non, point très-souvent, il est vrai, monsieur. Mais vous m'aviez parlé d'autres fournitures?