—Aussi une fille! ce cher Lebrenn. Si elle ressemble à la mère... elle doit être charmante...
—Eh! eh... elle est grandelette... et gentillette...
—Vous devez en être bien fier. Allons, avouez-le.
—Trédame! je ne dis point non, monsieur! point non je ne dis.
C'est étonnant (pensa M. de Plouernel), ce bonhomme a une manière de parler singulièrement surannée; il faut que ce soit de tradition dans la rue Saint-Denis; il me rappelle le vieil intendant Robert, qui m'a élevé, et qui parlait comme les gens de l'autre siècle.
Puis le comte reprit tout haut:
—Mais, parbleu, j'y pense: il faut que je fasse une surprise à la chère madame Lebrenn.
—Monsieur, elle est votre servante.
—Figurez-vous que j'ai le projet de donner prochainement dans la grande cour de ma caserne un carrousel, où mes dragons feront toutes sortes d'exercices d'équitation: il faut me promettre de venir, un dimanche, assister à une répétition avec la chère madame Lebrenn; et en sortant de là, accepter sans façon, une petite collation.
—Ah! monsieur, c'est trop d'honneur pour nous..... Je suis confus...