—Rassurez-vous; je n'ai pas un instant songé à ce que votre charmante fille donnât un baiser au vainqueur.

—Voire! monsieur... que de bontés... et si vous daignez permettre que ma fille n'embrasse point...

—Mais cela va sans dire, mon cher... Que parlez-vous de ma permission? je suis déjà trop heureux de vous voir accepter mon invitation, ainsi que votre aimable famille.

—Ah! monsieur, tout l'honneur est de notre côté.

—Pas du tout, il est du mien.

—Nenni, monsieur, nenni! c'est trop de bonté à vous. Je vois bien, moi, l'honneur que vous voulez nous faire.

—Que voulez-vous, mon cher, il y a comme cela des figures... qui vous reviennent tout de suite; et puis je vous ai trouvé si honnête homme au sujet de votre fourniture...

—C'est tout en conscience, monsieur, tout en conscience.

—...Que je me suis dit tout de suite: Ce doit être un excellent homme que ce brave Lebrenn; je voudrais lui être agréable, et même l'obliger, si je pouvais.

—Ah! monsieur, je ne sais où me mettre.