—Tenez, vous m'avez dit tout à l'heure que les affaires allaient mal... voulez-vous que je vous paye d'avance votre fourniture?...
—Nenni, monsieur, c'est inutile.
—Ne vous gênez pas! parlez franchement... la somme est importante... Je vais vous donner un bon à vue sur mon banquier.
—Je vous assure, monsieur, que je n'ai point besoin d'avances.
—Les temps sont si durs, cependant...
—Bien durs, sont les temps, il est vrai, monsieur; il faut en espérer de meilleurs.
—Tenez, cher monsieur Lebrenn,—dit le comte en montrant au marchand les portraits qui ornaient le salon,—le temps où vivaient ces braves seigneurs, c'était là le bon temps!...
—Vraiment, monsieur?...
—Et qui sait?... peut-être reviendra-t-il, ce bon temps...
—Oui-dà... vous croyez?