Jésus lui dit avec un accent rempli de douceur et de dignité:
--«J'ai parlé publiquement à tout le monde, j'ai toujours enseigné dans le temple et dans la synagogue où tous les Juifs s'assemblent; je n'ai rien dit en secret... pourquoi donc m'interrogez-vous? Interrogez ceux qui m'ont entendu, pour savoir ce que je leur ai dit... ceux-là savent ce que j'ai enseigné [7].»
[Note 6: ][ (retour) ] Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVI, v. 62.
[Note 7: ][ (retour) ] Évangile selon saint Jean, ch. XVIII, v. 20, 21.
À peine eut-il parlé de la sorte que Geneviève vit un des huissiers, furieux de cette réponse si juste et si calme, lever la main sur Jésus et le frapper au visage, en s'écriant:
--Est-ce ainsi que tu parles au grand-prêtre [8].
À cet outrage infâme!... frapper un homme garrotté, Geneviève sentit son coeur bondir, ses larmes couler, tandis qu'au contraire de grands éclats de rire s'élevèrent parmi les soldats et les serviteurs du grand-prêtre.
Le fils de Marie resta toujours placide; seulement, il se retourna vers l'huissier et lui dit avec douceur:
--«Si j'ai mal parlé, faites-moi voir le mal que j'ai dit... mais si j'ai bien parlé... pourquoi me frappez-vous? [9]»
[Note 8: ][ (retour) ] Évangile selon saint Jean, ch. XVIII, v. 22.