--A mort! à mort! le Nazaréen!... crucifiez-le Ponce-Pilate, singulier mélange de lâche faiblesse et d'équité, voulant sans doute tenter un dernier effort pour sauver Jésus, qu'il ne trouvait pas coupable, dit à la foule qu'il était d'usage pour la fête de ce jour de donner la liberté à un criminel, et que le peuple avait à choisir pour cet acte de clémence entre un prisonnier, nommé Barrabas, et Jésus, qui avait été déjà battu de verges, puis il ajouta:
«--Lequel des deux voulez-vous que je délivre? Jésus, ou Barrabas [31]?»
[Note 31: ][ (retour) ] «Mais les princes des prêtres et les sénateurs persuadèrent au peuple de demander Barrabas et de faire mourir Jésus.» (Évangile selon saint Matthieu, ch. XXVIII, v. 20)
Geneviève vit les émissaires des pharisiens courir dans la foule de groupe en groupe, et disant:
--Demandons la liberté de Barrabas... que l'on délivre Barrabas. Et bientôt la foule cria de toutes parts:
--Délivrez Barrabas et gardez Jésus!...
--Mais,--reprit Ponce-Pilate,--que ferai-je de Jésus?
--Crucifiez-le!...--répondirent les mille voix de la foule,--crucifiez-le!...
--Mais,--reprit encore Ponce-Pilate,--quel mal a-t-il fait?
--Crucifiez-le!...--reprit la foule de plus en plus furieuse.--Crucifiez-le!... Mort au Nazaréen!...