Les deux domestiques partis, je dis à Gontran avec inquiétude:
—Vous semblez contrarié, mon ami... Qu'avez-vous?...
—Rien, je vous assure... rien... un service assez important... que me demande un de mes amis qui arrive d'Angleterre. Cela m'oblige de me rendre à Paris plutôt que je ne le pensais.
—Quel dommage de quitter cette retraite!—dis-je à Gontran, sans pouvoir retenir mes larmes.
—Allons... allons...—me dit-il doucement,—Mathilde, vous êtes une enfant.
—Mais nous y reviendrons. Oh! n'est-ce pas? Cette petite maison sera pour nous un souvenir vivant et sacré!
—Sans doute, sans doute, Mathilde; mais je vous laisse. Il faudra que nous partions demain de très-bonne heure; j'ai hâte d'arriver à Paris... Vous devez avoir quelques ordres à donner à madame Blondeau. Je vais me promener; j'ai un peu de migraine.
—Mon ami, permettez-moi de vous accompagner.
—Non, non, restez.
—Je vous en prie, Gontran, puisque vous souffrez.