CHAPITRE III.
RÉVÉLATIONS.
M. Lugarto était très-pâle; sa figure avait une expression d'infernale méchanceté que je ne lui avais pas encore vue.
—Ceux qui habitent cette maison me sont dévoués. Toutes ses issues sont fermées; il n'y a pas de puissance humaine qui puisse avant demain vous enlever d'ici.
Tels furent les premiers mots de cet homme.
Frappée de stupeur, je le regardais d'un air égaré sans pouvoir lui répondre.
Tout à coup, me réfugiant auprès d'une des fenêtres, je m'écriai:
—Ne m'approchez pas!... ne m'approchez pas!...
Il haussa les épaules, s'assit dans un fauteuil, et me dit:
—Causons... J'ai beaucoup de choses à vous apprendre.—Il tira de sa poche un portefeuille, qu'il posa sur une table.—Asseyez-vous donc,—ajouta-t-il,—car ce sera long, et vous devez être fatiguée.