Un remords terrible, implacable, me poursuivra désormais toute ma vie... Un indigne amour m'a coûté la vie de mon enfant...

Si, comme le disaient mes lèvres menteuses, oubliant, méprisant un homme sans foi, j'avais mis tout mon avenir dans l'amour maternel, j'aurais supporté le délaissement de cet homme avec calme et dignité...

Il n'en fut pas ainsi. En me causant un atroce déchirement, le départ de cet homme me prouva par combien de fibres palpitantes mon cœur lui était encore attaché...

Mais aussi son infâme abandon, en arrachant ces dernières racines vives et saignantes, anéantit, hélas! trop tard, mais à jamais, cet odieux amour.

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FIN DU TOME QUATRIÈME.


MATHILDE


MÉMOIRES D'UNE JEUNE FEMME