—Sous ce rapport, vous avez parfaitement raison; mais à voir la figure caractérisée, presque dure, de M. de Brévannes, je ne l'aurais jamais cru capable d'un pareil trait de tendre passion.... Et vous, princesse?

—Les physionomies sont quelquefois si trompeuses!—répondit Paula, dont le calme ne se démentait pas.

A ce moment M. de Fierval rentra dans la loge.

—Comment! seul?—dit madame de Lormoy.

—Et Léon?

—Il me charge, madame, de vous exprimer tous ses regrets; mais après avoir dîné au club il a fumé un cigare... et....

—Je comprends, il sait mon horreur pour l'abominable odeur du tabac. Puisse au moins la leçon lui profiter en songeant à ce que lui fait perdre cette habitude de corps-de-garde! Encore une fois, pardon et regret pour lui, chère princesse.

—Nous y perdons tous, madame—reprit Paula.

On le voit, l'excuse que donnait M. de Morville pour ne pas se rendre auprès de sa tante était conséquente à sa résolution d'éviter désormais la rencontre de la princesse.

—Que dit-on de la pièce?—demanda madame de Lormoy à M. de Fierval.