—Timoléon—dit madame Girard à son mari sans lui répondre autrement—il n'y a plus que trois loges vides aux premières. Allez demander si l'une d'elles n'est pas louée à la marquise de Luceval....

Timoléon se leva comme s'il avait été mû par un ressort et partit précipitamment.

—Connaissez-vous M. de Gercourt, l'auteur de la pièce? On dit qu'il est charmant—dit madame Girard.

—Je l'ai souvent rencontré; il est fort aimable.

—Mais pourquoi se mêle-t-il d'écrire?

—Quand ce ne serait, madame—répondit M. de Brévannes—que pour avoir le plaisir de vous voir assister à la première représentation de son ouvrage avec un si délicieux sobi... sobé...

—Sobieska...—dit vivement madame Girard.

—A ce moment la porte de la loge s'ouvrit, et M. Girard reparut.

—Eh bien?—lui demanda sa femme.

—Alphonsine, vous ne vous êtes pas trompée... il y a une de ces loges louée à madame la marquise de Luceval.