—La princesse est donc bien malheureuse?
—Bien malheureuse!...—répondit sourdement Iris.
—Son mari est donc sans pitié pour elle?
—Sans pitié...
M. de Brévannes continua de lire:
«Oui, oui, la mort.... Je ne mérite pas de vivre... j'ai été infidèle à la mémoire de Raphaël... je ne mérite aucune commisération; si mon mari est un monstre de cruauté, que suis-je donc moi, qui ne puis détacher ma pensée de l'homme qui a causé tous mes maux en tuant mon fiancé!...
«Oh! j'ai honte de moi-même.... Il faut que j'écrive ces horribles choses... que je les voie, là... matériellement... sous mes yeux... pour que je les croie possibles....
«Arriver, mon Dieu! à ce dernier degré d'abaissement!
«Est-ce ma faute, aussi? La douleur déprave tant.... Oui... elle déprave, elle rend criminelle... car quelquefois, brisée par le désespoir, je m'écrie:—Puisqu'il était dans la destinée de M. de Brévannes d'être meurtrier... pourquoi le sort, au lieu de livrer Raphaël à ses coups, ne lui a-t-il pas livré mon bourreau?»
Ces pages s'arrêtaient là.