—Ce livre que vous hésitez à me confier et que je n'ose plus vous demander nous l'apprendrait.

—Oh! je ne tiens pas à savoir les secrets de la princesse.... C'est pour vous être agréable, pour vous obéir que j'ai soustrait ce livre... la clef est à son fermoir, je ne l'ai pas ouvert.

—Eh bien! ouvrons-le.... Maintenant ce que vous appelez la méchante action est commis. Il ne s'agit plus que de me rendre un grand service. Hésitez-vous encore? Je sais que ne n'ai d'autre droit à cette bonté de votre part que....

—Tenez, tenez, lisez vite—dit Iris en détournant la tête et en donnant l'album à M. de Brévannes.

—Ce que je fais est infâme; mais je ne puis résister à l'influence que vous avez sur moi.

—Influence d'une volonté ferme—pensa M. de Brévannes en ouvrant précipitamment le livre noir, où il lut ce qui suit, pendant qu'Iris, accoudée à la cheminée, la figure dans ses mains, et n'ayant pas l'air de voir sa dupe, l'examinait attentivement dans la glace.


CHAPITRE II.

PENSÉES DÉTACHÉES.

Iris avait écrit les passages suivants d'une main en apparence émue et mal affermie, comme si les idées se fussent pressées confuses et désordonnées, dans la tête de la princesse: