XIV

SANTA MARIA DELLA SPINA

Sainte-Marie de l'Epine (pl. 26, C 5), est un petit temple, heureusement restauré de nos jours, qui, bien que de petite dimension, donne une idée du Saint-Ambroìse de Milan. Tout y est mignon, mais d'un travail exquis. D'élégantes aiguilles, des statuettes, de petits tabernacles, des rosaces, et d'autres ouvrages en marbre très fins de sculpture embellissent l'église de trois côtés, mais surtout du côté méridional.

Elle a été édifiée en 1323 par le Sénat et par les soins de la famille Gualandi. C'est là que venaient prier les marins au moment de leur départ. Elle fut construite à la place d'un oratoire dit de Sainte-Marie du Pont Neuf. Ce pont fut emporté dans un débordement de l'Arno. Elle est appelée Sainte-Marie de l'Epine parce que, en 1333, une insigne relique de la Couronne sacrée d'épines de Notre-Seigneur y fut enfermée.

Les statues qu'on remarque dans l'intérieur, sur l'autel, sont de Ninus de Pise, lequel, comme l'a observé le Vasari, exprima l'effigie de son propre père dans une des statues représentant saint Pierre; mais les deux statues qui sont de chaque côté de l'autel, sont attribuées au Moschino. On voit encore une autre statue de Ninus entre les deux portes.

Cette église contient peu de tableaux et ceux-ci sont de Jean-Antoine Razzi. L'ornementation extérieure est en grande partie l'oeuvre de Jean de Pise et de quelques-uns de ses élèves. (Sonner vis-à-vis, au n° 22, pour le gardien auquel on donne un pourboire.) De là, on monte par une douce pente au nouveau et élégant pont Solferino, commencé le 18 août 1871 et achevé le 10 avril 1875, sous la direction de l'architecte Micheli. En suivant toujours Lungarno Gambacorti, après avoir passé devant le monastère de S. Benedetto (Benoît) (pl. 41, B6), qui a sa façade ornée d'ouvrages en terre cuite exécutés de nos jours, on trouve la place de Saint-Paul.

XV

S. PAOLO