Il ne m'en donnast pas itant.

(Barb., I, p. 8.)

«Nenni, il ne sait ce que sont les coups. S'il le savait, par le monde entier! il ne m'en donnerait pas tant.»

Cette réflexion lui suggère le tour qu'elle joue à son mari pour lui faire tâter aussi du bâton.

L'usage de cette l se maintint longtemps.

Dans la sixième des Cent Nouvelles, un ivrogne, après s'être confessé de force à un prieur qu'il trouve par les champs, requiert ce prieur de le tuer, afin qu'étant en état de grâce, l'absolution reçue, il aille droit en paradis.

«Ha dea! dit le prieur tout esbay, il n'est ja mestier d'ainsy faire; tu iras bien en paradis par autre voye.—Nennil, respond l'yvrongne; je y veuil aler tout maintenant, et icy mourir par vos mains. Avancez vous, et me tuez.»

L'l de nennil est muette, et conséquemment notée mal à propos; mais celle de je veuil est bien mise.

De même un peu plus haut:—«Que veulx tu dire?—Je me veuil confesser, dit-il.—Or, avant, dist le prieur, je le veuil, avance toy.» Prononcez la première fois: Je me veux confesser; et la seconde: Je le veuil, avance toy.

Oui est le participe passé passif du verbe ouir; oui signifie donc entendu. C'est le signe du consentement. Le proverbe oriental dit: Entendre, c'est obéir.