Puis sunt muntez en lur curant destrers.

Idunc plurerent .C. milie chevalers

Qui pur Rolant de Tierri unt pitiet.

Deus set asez cument la fin en ert!

(St. 282.)

[35] Fremez.

«Après qu'ils sont prêts pour le combat, bien confessés, absous et bénis, ils entendent leur messe et sont communiés, et ils laissent de très-grandes offrandes parmi ces moutiers. Devant Charles tous deux sont retournés; ils ont chaussé leurs éperons, vêtent hauberts blancs, forts et légers; leurs casques brillants sont fermés sur leur tête; ceignent épées emmanchées d'or pur; à leurs cous pendent leurs boucliers avec leurs écussons, à leur poing droit leurs tranchants épieux, puis sont montés sur leurs agiles destriers. Alors pleurèrent cent mille chevaliers qui, tenant pour Roland, ont pitié de Thierry. Dieu sait assez quelle en sera la fin!»

La fin, c'est que, après un succès longtemps douteux, Pinabel reçoit sur la tête un coup qui lui fend le casque et la tête jusqu'au nez, et fait jaillir la cervelle sur l'arène. O madame de Sévigné, où étiez-vous alors?

Escrient Franc: Deus i fait vertut[36]!

Asez est dreit que Guenes seit pendut,