AGU, AGUILLE, d'acutus. L'âne se plaint au cheval de ses travaux excessifs:
Et puis me ramaine batant
Et d'un aguillon petillant…
(De l'Asne et don Cheval.)
Ménage discutait encore si l'on devait dire agu ou aigu.
Marot use des deux orthographes; il écrit au hasard ai ou a, et pourtant il ne prononçait sans doute que d'une seule manière. Dans le dialogue de l'abbé et d'Isabeau, l'abbé tolère aux femmes de lire des livres français, mais il leur défend le latin:
Des livres je vous supporte,
Mais non latiner.
ISABEAU.
Voicy raige!