PITIE se prononçait pité, d'où piteable, aujourd'hui pitoyable;—piteux, et non pitieux;—apiter, et non apitoyer:
Hé Dieu! pourquoi n'a Charles par devers moi pité?
(Les quatre fils Aymon, v. 835.)
Car il chantoit de Nostre Dame
Si doucement, n'est hom ne fame
Cui tout li cuers n'en apitast.
(Miracles de la Vierge, liv. II.)
Renaud de Montauban, pour expier ses péchés, fait vœu d'aller outre mer:
Telle est ma voulenté,
Et s'en la paine muers, Dieu ait de moi pité.