«ESTORER, créer, fonder, restaurer;»—en quoi il se trompe. Mais il ajoute: «meubler, fournir, garnir;—en quoi il a raison.
L'Académie garde un auguste silence.
Il était bien simple de mettre en quatre mots:
ESTOIRE, histoire; ESTORER, historier.
Au livre IV, chapitre XIII de Pantagruel, se trouve le récit de la belle diablerie que fit Villon pour se venger du pauvre frère Tappecoue, sacristain des cordeliers de Saint-Maixent:
—«Ses dyables… tenoient en main aulcuns bastons noirs pleins de fusées; aultres portoient longs tisons alumez, sur lesquels à chascun carrefour jectoient pleines poignées de parasine.»
Parasine, c'est ainsi que portent toutes les éditions, se copiant l'une l'autre. Il est clair que la première qui le donne a pris un o pour un a, et qu'il faut lire porasine, c'est-à-dire, poix-raisine, l'i de la diphthongue muet dans les deux mots.
Nous prononçons sans i grogner, et avec un i éloigner, témoigner. Le XVIIe siècle figurait l'i dans tous les trois, et ne le prononçait dans aucun. C'est conformément à la prononciation que Sarrasin met sans i:
Puisque Voiture s'élogne,
Je m'en vais dans la Pologne.