La vunt sedeir cil ki s' deivent cumbatre.

(Ibid., st. 281.)

Il ne faut pas croire que ce fussent autant de licences réservées à la poésie. On les retrouve dans la prose, plus difficiles à reconnaître, parce que la mesure n'est plus là pour les constater quand l'orthographe omet de les peindre. Quand je lis dans le livre des Rois (P. 411):—«Pur ço fais ta ureisun a Deu;»—je ne doute pas qu'il ne faille prononcer fais t' ureisun. Au surplus, les copistes ont figuré ces contractions assez souvent pour nous permettre de suppléer aux incertitudes de l'écriture.

—«Li prusdum li volt force faire de receivre, mais ne l' volt pas oir.»

(Rois, p. 363.)

«Naaman voulait forcer Élysée à recevoir ses présents, mais le saint homme ne le voulut ouïr.»

—«E nostre sires s'en curechad (courrouça) vers Ozam, si l' ferid e il chait morz en la place.»

(Rois, p. 140.)

—«… Ço est encuntre lur ydles e lur fals deus, ki 's metterunt a plur e a plainte.»

(Rois, p. 139.)