(Rois, II, p. 207.)

Ce dernier exemple constate du moins que les deux formes ont été usitées ensemble, et remontent à la plus haute origine de la langue.

PROU, PREU, abréviation de profit ou proufit.

Oïl voir, sire, pour vostre preu i viens.

(Garin, t. I, p. 153.)

Plus tard, prou est devenu adverbe signifiant beaucoup; l'idée d'abondance se lie naturellement à celle de profit.

Pour Dieu, ne prenez point de vilaine figure.

J'ai prou de ma frayeur en cette conjoncture.

(Molière, l'Etourdi.)

Ni peu ni prou.