«E li reis Yram enveiad al rei Salomun un menestrel (virum eruditum) merveillus, ki bien sout uvrer de or e de argent e de altres metals

(Rois, p. 252.)

Dans un couplet monorime en al, dont les rimes sont loial, val, cendal, mal, cheval, batistal, le poëte raconte la chute de Manprine de Gerbal abattu par Gerins:

Ses fors escus ne li valut un al:

Tote li fant la bocle de cristal.

(La Desconfite de Roncevaux, p. 56.)

«Son fort bouclier ne lui valut un ail

On prononçait, d'après la règle exposée page [54], au, cristau; c'est pourquoi ail fait au pluriel aulx. Une inconséquence d'orthographe donne l'air d'une exception à cette forme, aussi régulière que possible. De tout temps on a dit des aulx, comme des métaux. Rutebeuf, parlant d'un vilain:

Tant ot mengie de buef aus aus

Et dou gras hume qui fu chaus