Que la pance ne fu pas mole!

(Dou Pet au vilain, Barb., I, 110.)

Cet i parasite a pris racine dans ail, et a été exclu de métal. La prononciation vicieuse, suite d'une orthographe mal comprise, n'a pu prévaloir dans métail, elle se maintient encore dans ail.

Il est curieux de voir combien l'opinion a varié sur une question si simple, étant ramenée à ses véritables termes.

Ail, dit Ménage, n'a point de pluriel; cependant M. de Balzac et quelques autres modernes ont dit des aulx.

L'auteur des Réflexions sur l'usage présent de la langue, qui, de son temps, faisait autorité, soutient qu'on doit dire des ails; l'Académie se déclare pour aulx.

Latouche, dans l'Art de bien parler français, rapporte diverses opinions, et conclut: Je crois qu'on ne dit ni ails ni aulx au pluriel. Mais il ne dit pas comment il faut dire: c'est son secret.

Sur métail et métal, Ménage reconnaît qu'on dit l'un et l'autre, mais il préfère métal.

L'Académie, édition de 1798, ne donne que métal, en observant toutefois qu'on prononce plus ordinairement métail.

Latouche en tire cette conséquence, qu'il «faut nécessairement écrire métail