(Ibid., p. 351.)

Par où l'on voit clairement que la distinction entre ail et al n'était dans l'origine que pour les yeux; que ces finales sonnaient primitivement de même, c'est-à-dire, au singulier al, suivies d'une voyelle, au, suivies d'une consonne; le pluriel en aux, tout naturellement.

Nos yeux ont appris à notre langue cette irrégularité d'ail produisant aulx.

Nos pères disaient un au, un métau; continuons à dire, suivant l'usage moderne, un ail et un métal, et au pluriel des aulx et des métaux.


ASSAVOIR. C'est le même mot que savoir; comme l'on disait assécher ou sécher; savourer et assavourer; penser et appenser; pendre et appendre; juger et adjuger, etc.

Dans la lettre du châtelain de Coucy à la dame de Fayel, pour lui demander un rendez-vous:

Dame, par vo courtois vouloir

Me voellies laisser assavoir,

Par le porteur de ceste lettre,