(Ibid., v. 5522.)
L'Académie, non plus que Trévoux, ne donne le verbe assavoir. Ce mot manque aussi dans le Complément de MM. Didot. Mais à l'article savoir, l'Académie dit:
«Faire à savoir, faire savoir. Il ne s'emploie guère que dans les publications, les proclamations, les affiches, etc. On fait à savoir que tels et tels héritages sont à vendre.»
Je crois que l'Académie se trompe, et que c'est assavoir, et non pas à savoir. Que fait ici cet à?
De même cette locution, je laisse à penser, est également une forme introduite par une orthographe vicieuse; et il faudrait écrire, je laisse appenser, comme dans guet appens, autrefois mal écrit guet-à-pens, pour guet appensé, c'est-à-dire longuement médité, préparé:
Je laisse appenser la vie
Que firent nos deux amis.
(La Fontaine, le Rat de ville.)
AOI. Tous les érudits qui se sont occupés de la chanson de Roland (par malheur ils ne sont pas nombreux) ont été fort embarrassés de ces lettres AOI mises en marge du manuscrit, ordinairement à la fin, parfois au milieu du couplet monorime. Ils se sont perdus en conjectures pour en trouver l'origine et le sens.