Puisque mes sires Lisiars
Velt gagier, por moi ne remaigne.
(Roman de la Violette, p. 18.)
«Allons! sire, ce dit Gérard, puisque messire Lisiard veut gager, qu'à moi ne tienne.»
Dans la partie de dés entre S. Pierre et le Jongleur, où les âmes des damnés servent d'enjeu, le Jongleur amène douze points: Allons, allons, dit S. Pierre, si Jésus n'a pitié de moi, ce dernier coup m'a perdu!
Avoi, dist S. Pierres, avoi!
Se Jhesus n'a pitie de moi,
Cis daarains cop m'a honi.
(Barbazan, II, p. 199.)
L'étymologie de cette exclamation paraît claire: avoi est pour à voie, en route! avançons! En anglais, way, chemin, est notre mot voie; l'a initial qui s'y joint dans away, n'a de sens qu'en français. Il faut donc ranger away parmi les mots qui ont passé la Manche avec Guillaume le Conquérant.