—«E Absalon fist maistres cunestables de sa ost Amasa.»
(Ibid., p. 184.)
Ce mélange de formes, loin de prouver une déclinaison savamment organisée à la romaine, atteste au contraire l'absence de loi, et la faculté dont jouissait chaque écrivain, selon son érudition, de se reporter au latin, et d'en tirer l'article sous la forme qu'il jugeait la meilleure. Cette liberté n'avait pas l'inconvénient qu'on pourrait croire, en un temps où le latin régnait encore à côté du français, non-seulement dans les actes publics, mais jusque dans la chaire. On était toujours compris.
Je n'ai trouvé qu'un fait constant, un seul: c'est la distinction entre le nominatif et l'accusatif pluriel. Le nominatif était li, l'accusatif les.
«Li fals prophete requistrent Baal[101] des le matin jesque au midi, e Helyes li cumenchad a rampodner.»—Illudebat illis Helias.
(Rois, p. 316, 317.)
[101] BAAL à l'accusatif. D'après M. Ampère, il devrait y avoir Baalim. (Voy. p. [259].)
«Li caldeu fierent les enfans ki garde sont des chamoz… Si ravissent li caldeu les chamoz…»
(Job, p. 502.)
Li adubez en sunt li plus pesant;